Faire grandir et évoluer

J’ai été, un moment dans ma vie, cette personne qui ne pouvait pas changer. Inconsciente de mes ressources, de mes possibles. Bloquée, je tournais en rond, incapable de prendre de la hauteur, de m’extraire de cette boucle d’impuissance, de culpabilité, de tristesse. J’étais entrée en guerre contre moi, contre les autres, contre la vie. J’étais inconsciente des ressources de changement que j’avais en moi. Je me suis refermée, j’ai plongé dans la nuit de l’âme.

Je pensais alors que c’était surement la faute d’évènements majeurs de mon passé. Tel ou tel évènement vécu m’avait rendue comme ça. Il venait appuyer mon infortune et renforcer encore et encore le fait que j’étais marquée par la vie et que rien ne pouvait changer cela. Tout était de ma faute, j’étais incapable de dépasser les épreuves de la vie. Les autres n’avaient qu’à m’accepter comme j’étais. D’ailleurs c’était sans doute de leur faute aussi ! Mais je n’ai pas renoncé à la vie, sa lumière brillait en moi. Elle était devenue veilleuse, le temps de l’éveil.

Le « je » est « jeu »

Est-ce de moi dont il s’agit dans cette histoire ? Se prêter au je/jeu permet de raconter les turbulences de la vie intérieure, de la mettre à jour. Celle dont on ne parle pas, dont on cache l’existence, celle qui reste dans l’intimité du soi, fragile. S’agirait-il de honte ? de pudeur ? de bienséance ? A chacun sa réponse. Ici je suis maître du je/jeu et je m’en amuse autant que j’en ressens les vibrations sombres dans mes profondeurs. L’humour est un oiseau dans le ciel, il regarde la vie de bien plus haut et peut déployer ses ailes en toute liberté. L’humour mène à la joie et cela fait un bien fou ! Il faut alors apprendre à voler de ses propres ailes et s’affranchir de tant de choses sur terre : les jugements (juge-ment), les croyances paralysantes, les injonctions à entrer dans le rang. Que de contraintes ! Prendre du recul est salvateur, encore faut-il pouvoir ou y être aidé.

La lumière de l’amour

J’ai eu la chance d’être profondément guidée par l’amour de mes proches. La vibration de l’amour était si forte qu’elle ne pouvait que me faire avancer vers la lumière. Il m’a fallu, à certains moments de ma vie, me remplir à nouveau de la lumière de l’amour, à la conscience de l’être unique que je suis. Avec mes parts d’ombre que je n’avais que trop visitées, et mes petites lueurs de lumière rallumées.

Je suis devenue chercheuse de lumière. Je me suis ouverte à la conscience. J’ai trouvé celui que l’on nomme amour de soi, mon coeur en connexion avec mon âme. Je me suis autorisée à être. J’y ai trouvé ma mission de guide, de tisseuse de liens d’âmes. A présent, j’explore avec passion tous les chemins qui croisent ma route. Je me nourris de nouvelles connaissances, de nouvelles rencontres, de nouvelles expériences. Je n’ai rien à y perdre, j’ai tout à y gagner. Mes peurs sont devenues courage, coeur à l’ouvrage.

J’ai appris que nous sommes arrivés à un stade, dans notre société, où nous vivons à 70 % dans un stress permanent. Notre cage est immergée dans le mode survie et c’est nous-même qui l’alimentons avec nos pensées et émotions. Le mode survie est notre partie animale, le siège de notre cerveau archaïque, celui que nous avons développé en premier dans l’histoire de l’humanité.

Que fait la gazelle face au lion ?

Quand le lion attaque la gazelle elle ressent la peur : elle ne réfléchit pas, elle prend instinctivement les jambes à son coup. Elle est en mode survie. Lorsqu’elle a réussi à semer son assaillant, elle se remet à brouter l’herbe. Son taux d’hormones de stress redescend, elle ressent le plaisir de se nourrir. Elle est en mode vie.

Comment réagissons-nous face à une situation de stress ? nous la revivons encore et encore dans notre cerveau et nous inondons notre corps d’hormones de stress. Nous pouvons le vivre comme galvanisant, avec une sensation de puissance. C’est une énergie que nous déployons contre nous en réalité. Jour après jour, nous revivons des situations de stress, Nous nous en abreuvons avec l’extérieur et nous remplissons notre vie intérieure de scénarios invraisemblables.

Prendre conscience

Mes recherches m’ont enseigné que si nous restons dans notre zone de confort, dans ce que nous connaissons bien, rien ne change. Le mêmes pensées créent les mêmes émotions qui créent des réactions entrainant les mêmes actions. Nous bâtissons des croyances avec ardeur, nous construisons notre cage de limitations. Nous enfilons notre cuirasse, notre armure pour défendre nos positions. Si plusieurs attaques se succèdent, nous nous blindons contre toute agression, en guerre contre tout ce qui viendra troubler notre vie. Jour après jour nous renforçons nos positions, nous puisons dans le passé tout ce qui est venu nous blesser pour être surs que l’on ne nous y prendra plus.

Plus nous revivons des évènements éprouvants plus nous le faisons vivre à notre corps via notre pensées. Notre cerveau est une archive du passé. Il ne fait pas de différence entre le moment présent et le passé. En revivant les évènements difficiles nous réactualisons nos émotions de peur, ressentiment, colère, impuissance, tristesse, culpabilité … des pensées nous viennent en réaction et le cycle infernal reprend, nous solidifions le blindage de notre cage.

Victime ou acteur ?

« Je ne peux pas changer ma vie ! J’ai vécu un traumatisme. Mes parents m’ont fait ceci, ont dit cela. Mon prof a dit que j’étais ainsi. Mon patron, mon collègue exige cela de moi, me considère comme ceci. Ma femme, mon compagnon de vie me traite ainsi. J’ai vécu une séparation difficile, un licenciement, le deuil d’un enfant… Mon médecin me dit qu’il n’y pas de traitement pour me guérir. »

Chaque événement difficile et chaque figure d’autorité énonçant une sentence terrible pour nous sont en réalité une opportunité de changement, d’évolution de soi. Nous avons le choix de nous laisser définir par eux ou d’aller en quête de qui nous sommes vraiment. En restant dans la cage de nos peurs, de nos croyances, de nos propres limitations, nous ne pouvons le faire.

Sortir ou changer la cage

En nous éveillant à la conscience, à notre pouvoir de créer la vie que nous voulons. En changeant de perspective nous voyons les choses autrement. Ce qui était avant impossible devient possible. S’agirait-il de voir en toute chose désagréable à vivre un moyen de mieux se connaître, mieux choisir, mieux savoir dans quelle direction aller ? Oui, grâce aux écueils de notre vie nous pouvons explorer d’autres choix et grandir. C’est un chemin exigeant : il requiert une sacrée dose de courage. Le courage se loge dans le coeur, sentez-le vibrer. Le sacré est en nous, autour de nous.

Aujourd’hui de nombreuses voies d’exploration de soi sont ouvertes. Nous avons parfois besoin d’un coup de main pour ouvrir la porte de notre cage, en sortir, bâtir notre havre de paix, notre espace de confiance, de sérénité, de paix, d’harmonie.

Le miroir des ombres et des lumières

Nous pouvons nous voiler la face et refuser ce qui nous dérange, nous titille, nous agace, nous met en rage. L’autre est notre miroir et nous renvoie ce que nous ne saurions voir sans lui. Plus il nous met en rogne plus il nous enseigne. Nous avons choisi nos parents, nos proches dans cette optique : nous apprendre qui nous sommes et comment atteindre notre meilleure version de nous-mêmes. Arrivera un moment dans notre vie où nous remercierons celui qui nous a tant défier à être. Arrivera le moment de l’enseignement, de la sagesse, de la transmission peut-être.

Le miroir de l’autre est aussi lumière. Nous en percevons la chaleur, la vibration. Surtout quand nous n’avons pas confiance, quand nous pensons être perdus, impuissants ou incapables, découragés, désespérés. Nous sentons quand l’autre nous inspire, nous rassure, rayonne sans qu’il ait besoin de faire quoique ce soit. Ainsi s’entourer de belles personnes, de personnes lumineuses nous apportent beaucoup.

La vie est équilibre. En suivant son rythme, sa musique, en étant conscient de ce qui se joue, nous avançons vers plus d’harmonie et de paix.

Etre en conscience

Plusieurs chemins sont possibles. Je peux vous initier à ceux que j’ai emprunté, vous transmettre comment trouver les vôtres, être à vos côtés quand vous les découvrirez. C’est une danse de la vie qui se joue dans plusieurs temps, une mélodie, une histoire écrite à plusieurs mains jusqu’à que vous trouviez votre propre voie vers votre âme.

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